E+C- quelle contribution pour les équipements techniques ?

ADC / E+C - La part des équipement technique

Évaluer la part des équipements techniques dans une construction E+C- n’est pas aisé. Si cela semble plus simple pour la partie énergie, à condition de recourir massivement aux énergies renouvelables et de récupération pour atteindre les plus hauts niveaux, l’impact carbone reste difficile à évaluer.

Tout miser sur l’enveloppe et recourir à des systèmes simples et peu impactants sur le plan environnemental, ainsi pourrait-on résumer une construction en phase avec le niveau le plus haut du label expérimental E+C-. Lequel – tout le monde s’accorde à le dire – préfigure la prochaine réglementation. Aujourd’hui, on comprend bien que la qualité de l’enveloppe du bâtiment est primordiale pour atteindre les objectifs et les industriels du secteur mettent tout en œuvre pour réduire l’impact de leurs produits (gros et second œuvre). Mais qu’en est-il des équipements techniques, quel est leur part dans cet ensemble ?

E comme énergie

Concernant la partie énergie, le E du label, les équipements techniques ont une importance capitale car c’est eux, par leurs performances, qui permettent de diminuer drastiquement les consommations de chauffage, via les chaudières à condensation de dernière génération par exemple, et surtout d’eau chaude sanitaire (ECS). Rappelons que dans un logement parfaitement isolé et étanche à l’air, l’ECS est le poste le plus important en termes de consommations d’énergie. Des équipements techniques permettent aussi de produire de l’électricité (panneaux photovoltaïques, micro-cogénération…), de récupérer la chaleur produite dans les locaux (ventilation double flux, chauffe-eau thermodynamique…), celle du soleil (panneaux solaires thermique), ou de l’air (PAC). C’est en jouant sur l’ensemble des systèmes et en essayant d’être le plus simple et cohérent possible que l’on arrivera à diminuer de façon efficace les consommations.

C comme carbone

Pour la partie carbone, le C du label, deux aspects sont à prendre en compte, l’impact carbone de l’équipement en lui-même et l’énergie qu’il utilise pour fonctionner. Sur la partie énergie, on comprend bien que plus on a recours aux renouvelables, plus on la récupère, plus l’impact carbone diminue. Là où les choses se compliquent, c’est qu’il faut ajouter l’empreinte carbone de l’équipement. Laquelle est liée à sa fabrication, au transport, à son installation, etc. Sans rentrer dans les détails du calcul, on estime aujourd’hui que cet impact pour une maison individuelle est de l’ordre de 20 à 30 % du total de l’exigence maximale à atteindre sur la durée de vie de ladite maison (50 ans). Ce qui est important.

Ceci est dû en grande partie au manque de données environnementales spécifiques sur les systèmes. Beaucoup d’entre elles sont encore renseignées par défaut lors du calcul et cela a un impact négatif important. Pour diminuer cet impact une seule solution : utiliser des systèmes qui bénéficient d’un PEP écopasseport (Profils Environnementaux Produits) pour les équipements des bâtiments. Ces derniers sur un modèle identique à celui des FDES analysent le produit et son impact e-énergie et carbone sur l’ensemble de son cycle de vie.